Samaipata

Publié le par Claude FAGES

Samaipata Bolivie

El Fuerte, groupe de vestiges pré-incas, est un site religieux dont l’élément essentiel consiste en une dalle de grès rougeâtre longue de 220m sur 60 de large, la plus grande œuvre cérémoniale au monde, présentant de nombreuses sculptures : des sièges, des tables, un amphithéâtre, des réservoirs, des canalisations, des divinités zoomorphes (jaguar, serpent, puma) des niches qui auraient abrité des idoles. Ce monument à usage hydraulique (on y déversait de la chicha -boisson fermentée à base de maïs mâché et recraché dans un récipient- et du sang en offrande à la Pachamama) servait pour des rites de purification et de fertilité. Il domine le quartier résidentiel et administratif en contrebas où se distingue la maison inca fermée, près du temple, de la maison espagnole en forme de U, avec un patio ouvert vers la roche taillée. Celle-ci fût construite avec la démolition des maisons inca.

Au pied du grand rocher, le temple des sacristies utilisé par les sacerdotes incas (1470-1490) présente des niches où étaient logées les momies.

Dès 1550, avec les Espagnols,  ce site devint le trait d’union géographique et politique entre le Paraguay et le Perou.

Samaïpata est une petite bourgade rurale considérée comme la capitale archéologique et touristique de cette région au sud de Santa Cruz. A 1650 m d’altitude elle est entourée de forêts de conifères, d’eucalyptus et de bromélias poussant sur les falaises rocailleuses. De nombreux palmiers et arbres à superbes fleurs roses au cœur jaune ornent la place centrale. De larges hibiscus triples, de touffus bougainvilliers, des flamboyants étalés, de superbes euphorbes à fleurs rouges étoilées, des épines du Christ formant des haies défensives, des fushias gigantesques, d’immenses cactus bordent les rues en terre battue conduisant aux villas les plus cossues (nommées cabanas ici). Le contraste est saisissant entre les maisons délabrées de la ville et ces constructions modernes dans de luxurieux jardins au style méditerranéen.

Un marché journalier permet aux agriculteurs et revendeurs de rues d’offrir les produits récoltés parmi lesquels beaucoup de mandarines, d’oranges, de pamplemousses, de limes, des pommes de terre et du maïs de toutes formes et couleurs, des gousses de cacao, des fleurs de Jamaïque qui donnent une excellente infusion.

En fin de semaine, cette petite ville est un lieu de repos idéal pour les habitants de la plus grande cité de Bolivie.

Si vous passez par Samaipata nous vous conseillons d'aller manger, le soir, chez Isa. C'est un tout petit restaurant de bord de rue et on mange sur le trottoir. Son restaurant se trouve au fond de la rue Bolivar et il faut remonter, à  droite, environ 150 m en périphérie du village. Pour 25 bolivianos (environ 3,50 €) vous mangerez une cuisine subtile et excellente, une soupe, un plat viande et légumes et un refresco (citronade). Le détour vaut vraiment la peine. Elle est Equatorienne et surtout très sympathique.

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